Ombre et Lumière - Les récits D'Eleanor Woodsberry

Ombre et Lumière - Les récits D'Eleanor Woodsberry



1766, "siècle des Lumières", le comte Henri Laroche d'Ambois, grand armateur et de tous les voyages
devient le témoin d'événement dépassant l'entendement.
Des profondeurs des eaux sortirent des êtres hybrides mi-homme mi-poisson
qui s'attaquèrent à son équipage, emmenant les malheureux dans les abîmes.
Rescapé de cette attaque, le comte cherche alors à comprendre.
Ses investigations l'amener à découvrir l'antre d'un monde,
que sa persévérance à détruire, ouvrit plus grand encore.
Dès lors, la boîte de Pandore fut ouverte et "les créatures de l'Ombre" comme il les appela, découvrirent une nouvelle terre.
En homme vaillant Henri de Laroche d'Ambois fonda alors une organisation secrète, appeler "Lumière"
qui se désigne alors comme les gardiens de l'humanité. Enquêtant et combattant parfois,
les attaquent de monstruosité prenant bien des formes et amenant le chaos de bien des façons,
les agents agissent dans l'ignorance général.

L'histoire qui va suivre et celle des agents de la "Lumière" de Londres, à la fin du XIX siècle.
Au travers des récits du journal de bord de la jeune Eleanor Woodsberry,
découvrez l'amitié, les tourments, l'amour et l'horreur de sa vie ...

_____________




Eleanor Woodsberry (née en 1851)
James Green (né en 1839)
Lord Woodsberry (né en 1816)
Isabella Mc Allister (née en 1844)
Dr Sergueï Vasilovitch (né en 1832)
Shinmen Takezo (né en 1848)



Pardonnez mes fautes d'orthographe. C'est là, ma grande faiblesse.



ATTENTION ! LES ARTICLES WOODSBERRYBOOK SERONT MIS HL FIN JUILLET ....
# Posté le dimanche 27 avril 2008 11:08
Modifié le mardi 02 juin 2009 07:54

Ombre et lumière - Chapitre

Ombre et lumière - Chapitre

Au commencement
___Retour a White Hall
___La chambre

L'été 1869
___Jour de deuil
___Eric Hansen
___Dublin
___Le beau visage du mal
___Le neuvième fauteuil

L'Affaire Peel
___Le village de Botton
___Le cimetière
___Rencontre avec L'inspecteur James Green
___Mlle Mc Allister et MM. Vasilovitch et Takeso
___Qu'est tu créature ?
___Un nouvel agent

Le bal des cadavres
___Le don et l'invitation
___A l'ambassade
___Danse macabre
___Reposez en paix

Le cas Elminster
___Prologue
___Le départ
___Profanation
___Interrogation
___Nuée de chauve souris
___Feu dans le ciel
___L'erreur Elminster
___L'île
___La reine
___Le bal de l'été

La part de l'Ombre
___Dans les mines de Sibérie (1)
___Dans les mines de Sibérie (2)
___Au pays du soleil levant (1) "Fleur de prunier"
___Au pays du soleil levant (2) "La mer d'arbre "
___La petite-main (1) - " Dans les bras de Souffrance "
___La petite-main (2) - " Délicieuse Eve "
___Fin de soirée

Une flamme s'éteint
___Miles Christi
___Désillusion
___La souillure d'un songe
___Le mépris
___La Faucheuse
___La mort dans les arbres (1) - (2)



FIN DU LIVRE I



# Posté le lundi 28 avril 2008 03:53
Modifié le samedi 02 mai 2009 13:33

Au commencement - Retour a White Hall

Au commencement - Retour a White Hall
30 avril 1856 - Manoir de White hall


Journal de Lord Nigel Woodsberry

Mon voyage fut long. Mais qu'il met agréable de retrouver les chênes qui parcourent le chemin de White Hall. De retrouver mes champs anglais et la douceur de ce printemps bien avancé. Mon séjour à Hong Kong a laisser plus que des souvenirs nébuleux. Une cicatrice parcourt encore mon flanc et me tiraille par moment. Une blessure faite par une de ces chiennes de l'Ombre. Je m'en suis débarrassé mais ne doute pas que d'autre viendront. J'ignorai, alors, que l'Ombre avait osez franchir l'enceinte de ma propre famille.

__________




La calèche s'arrêta devant une grande demeure blanche, noyé dans une végétation hiérarchisé. Le perron faite de grande colonne classique avait subit un nettoyage. Ses gens avait tous préparés pour son retour. Lord Nigel Woodsberry descendit nonchalamment de la voiture. Portant faiblement sa quarantaine, il avait tout du gentleman. Costume noir, droit et sans plis, gant de cuir tenant une canne utile. NIgel réajusta sa lavandière beige piqué d'une perle noir. Qu'il lui était plaisant de revoir sa résidence secondaire. Mais déjà il redoutait le pire. Il y avait plus grand danger que les monstres de l'Ombre.

- Bonjour monsieur. Vous avait fait un bon voyage ?
Nigel eu un sourire courtois pour son major d'homme qui prenait déjà chapeau haut de forme et gant.
- Excellent Trevor. La famille est déjà là ?
- Oui Monsieur ils sont arrivés voilà quatre jours.


Nigel eut une grimace pour l'élément majoritairement néfaste de cette réunion. Margaret Anne Woodsberry, épouse de son jeune frère Charles. Une harpie, dont le seul bien fait qu'elle ait apporté sur terre était l'unique enfant qui était parvenus a sortir de ses entrailles et avait survécu à sa naissance, Eleanor Elisabeth Victoria Woodsberry. Une enfant de quatre ans, qui faisait sa joie et comblait la place vide d'un héritier jamais venus et jamais désiré. Traversant le corridor au marbre de noir et de blanc il se retrouva sur la terrasse et ... elle, était là.

- Ah ! Nigel vous voilà enfin.
- Margaret.
Nigel s'inclina respectueusement.

En quelque mois elle n'avait pas changé. Le même teint marmoréen, ces mêmes yeux bleu clair, ce même nez retroussé. Cette ondulante chevelure blonde-roux, remontrer en chignon. Jolie personne en sois mais qu'elle affreux caractère.
Nigel la salua de loin, protégé par les convenances et le mètre diamètre de sa robe à crinoline purpurine. Un véritable dilemme pour le séducteur qu'il était quand il s'agissait d'en franchir les remparts pour s'adonner à des jeux bien coquin, mais fort utile pour ne pas trop s'approcher d'une dame aussi froide de c½ur et d'âme.
Puis il salua son frère, Charles. Cet homme avait des traits semblables au sien. Mais ses dîners bien frugal le vieillissait. Politicien, il espérait devenir bientôt l'un de ceux qui pourrait s'asseoir sur l'un des bancs de la chambre des Ministres au Parlement. A voir tous l'acharnement et le travaille qui décuplait pour cela, Nigel ne doutait pas qu'il y parviendrait bientôt. Les deux hommes ce serrèrent la mains virilement et NIgel chercha parmi les cris d'enfants, qui parvenait du parc, celle qu'il aimait tant.
C'est alors que ses yeux rencontrèrent un visage bien agréable, Grace Helwett, jeune s½ur de Margaret. Dix sept ans, les cheveux roux, un visage de rêve, des yeux mutin et bleu. Elle courrait jusqu'à lui, soulevant les innombrable jupon de sa robe blanche.

- Nigel !
- Grace !


Il l'accueillit dans ses bras chaleureusement. Grace était certes jeune mais elle montrait déjà la femme qui était en elle et savait faire naître en lui des envies bien masculine. Elle ne l'ignorait pas et en jouait même, se blottissant un peu plus contre son torse. Nigel profita de sa fraîcheur, car il escomptait bien faire de Grace sa maîtresse un jour. Et se souhait était partagé.

- Grace je t'en prie ! Ton comportement et inqualifiable !
La voix autoritaire du "dragon" obligea la jeune fille a se détacher, non sans un regard concupiscent.
- Voyons ma s½ur ce n'est qu'une chaste étreinte.
- Avec toi rien n'est chaste Grace.
- Tonton !


Le c½ur de Nigel se souleva de bonheur. Elle arrivait jusqu'à lui son petit amour chantant ; sa candeur et sa beauté faite enfant ; sa petite Eleanor. Elle portait ces tenus à la mode. Un pantalon bloomer de dentelle dépassant d'une ample robe immaculé. Ses cheveux aussi roux que ceux de ça tante, bouclés, tressautaient dans ses mouvements et un ruban blanc parcourait le haut de sa tête.
Eleanor se jeta dans ses bras. Aussi belle que Grace, elle avait en plus une bonté que Nigel avait rarement vu chez d'autre enfant. Pour le peu qu'il en n'est connu en tout cas.

- Tu m'as ramené un cadeau ? La voix était fluette et vive.
- Eleanor ! Ça ne se demande pas !
- Bien sur que je t'ai ramené un cadeau ma chérie,
fit Nigel sans se soucier de la mère.

Eleanor sauta sur place, en applaudissant et criant de joie. Margaret porta sa main au front, visiblement irritée pour la plus grande joie de Nigel. Trevor et un serviteur apportèrent a ce moment la malle dite " des curiosités". C'est dans ce bagage que Nigel mettait les cadeaux rapportés de ses voyages et quelque autres petites choses bien utile pour ses "périples". Il l'ouvrit grande et en sortit d'une boîte en nacre, une marionnette chinoise. La poupée était celui d'une femme, habillait d'une riche robe rouge brodé d'or. Son teint blanc, son maquillage fort et le tintement des petit bijoux qui constellait sa grande coiffe firent l'admiration de la petite fille qui écarquilla les yeux.

- C'est une marionnette Eleanor. En chine, le théâtre est un art très fin et celui des marionnettes plus encore. Celle-ci c'est Jing-Jing. Une princesse.
- Elle est belle!
- Ce n'est pas un jouet ma chérie. Juste une décoration.
- Tu pourra la mettre dans ta chambre, sur ton lit Eleanor,
fit Grace qui c'était approchée pour admirer le présent.
- Non ! Veux plus allez dans ma chambre.
- Eleanor ne recommence pas,
interrompit sa mère.
Nigel fronça les sourcilles. Eleanor n'avait jamais montré le moindre caprice.
- Pourquoi ne veut-elle pas allez dans sa chambre ? Demanda t-il en s'approchant de Margaret avec un petit paquet pour elle tout de même.
- Oh ! Des caprices d'enfants. Voilà plusieurs jour qu'elle réveille tout la maison de ses cauchemars la nuit. Elle parle de monstres dans sa chambre qui font craquer le plancher et qui se déplace dans la brume. Une fois nous l'avons retrouvé par-terre criant à corps et à cris que c'était le monstre qu'il l'avait sorti de son lit - Margaret regarda sa fille - Le parquet craque parce que c'est du bois Eleanor et la brume était dans ta chambre car tu a ouvert la fenêtre de ta chambre. Et tu est tombée de ton lit car tu a fait un mauvais rêve. C'est la faute de Grace, qui lui raconte ses contes horrible avant de la faire dormir.
- Ma soeur, je lui est juste racontée l'histoire du petit chaperon rouge. Il y n'y a rien de mal à cela !
- Mais depuis elle rêve de monstre.


La petite fille fit la moue et commença à pleurer. Nigel inspira longuement. Son expérience lui avait apprit à détecter la présence de l'Ombre. Une sorte de trace invisible et pénétrante qu'il percevait la plus part du temps difficilement. Les créatures de l'Ombre laissaient tant de chose derrière elle. Son échine fut vrillée d'un frisson, il ne sentit rien mais, son intuition le poussa à la curiosité. Il s'approcha de sa petite nièce la prit dans ses bras et la berça.

- Ne pleure pas ma chérie. Tu sais quoi ? je vais monter dans ta chambre et je vais chasser le monstre et toi tu pourra dormir tranquillement ce soir.
- Oui,
répondit la petite fille entre deux sanglots.
- Nigel vous n'allez pas apporter plus de crédit à ses délires en jouant à ce jeux ?
- Si ça peut la rassurer,
objecta Charles qui s'exprimer rarement sur l'éducation de sa fille.

Nigel apprécia ces propos d'une ½illade pour son frère et reposa délicatement sa nièce. Délicatement, il passa ses mains sur ses joues mouillés. Après avoir fait la distribution, il s'éclipsa discrètement et rencontra Trevor dans le petit salon baigné de soleil.

- Trevor veuillez me préparer un scotch je vous prie.
- Tout de suite monsieur.


Nigel monta les larges marches d'un escalier qui se séparait en deux ; se perdit dans un dédale de couloir qui n'avait plus de secret et entra dans la chambre réservé a Eleanor lors de ses séjours ici. La chambre était aussi douce et belle que possible. Il l'avait faite rénové uniquement pour sa nièce. Des murs blanc, un lit en fer forgé, des édredons de dentelle, une petite table et des chaises basse pour un thé entre poupée, un large tapis persan au couleur tendre et une grande cheminée, rendait l'ensemble agréable et propice au sommeille d'une petite fille.
Nigel inspira en s'approchant de la fenêtre. Un parquet qui craque, de la brume ... Il y avait tant de chose qui voyageait dans le brouillard. Par la fenêtre il vit Grace se parait du châle qu'il lui avait ramené et rendit a Eleanor le sourire et le petit coucou qu'elle lui faisait. Puis, doucement, il ferma les rideaux, regarda par la porte une dernière fois, avant de la fermer à clés. Tranquillement il s'asseyait sur un rock in chair et se détendit.
Il sentait la souillure dans cette pièce, Eleanor n'avait pas rêvé.

- Allez... montre toi.
# Posté le mardi 29 avril 2008 11:58
Modifié le lundi 11 mai 2009 13:05

Au commencement - La chambre

Au commencement - La chambre


Si la gouvernante ou une des domestiques de la maison, était passée par ce couloir elle n'aurait entendu que silence. Mais peut-être aurait-elle remarqué qu'il était lourd, pesant. A la place de la tiédeur qui filtrait par les grandes fenêtres, elle aurait ressenti un froid inhabituel. Mais personne ne passa par ce couloir et ... personne ne perçut au travers de la porte close, ce léger trouble dans la pièce.



Nigel se redressa. Après un interminable moment il venait de percevoir quelque chose ... comme un appel. Un soupir qui n'était pas sorti de sa bouche. Il écouta un long moment, se concentrant sur le moindre bruit et entendit un léger grincement de porte. Dans la pénombre, Nigel se redressa et observa la zone d'où émanait ce bruit ; la porte du placard, encastré dans le mur, s'ouvrait doucement. Parcouru d'un frisson il restait subjugué voyant cette porte s'entrebailler. A peine ouverte qu'un froid déjà palpable depuis quelque minute, devint brusquement glacial et envahit la pièce. Et aussi subitement, une brume en sortie et commença a s'éprendre sur le plancher. Nigel se leva et recula de quelque pas. Quand la brume eu recouvert toute la surface de la pièce il observa, et après quelque instant il perçut ce qui effrayait tant sa petite Eleanor. Le plancher se mit à craquer pareillement que si une personne marchait dessus avec précaution et la brume s'élever, révélant l'avancer de la créature.
Nigel inspira profondément, son esprit avait engloutit tant de livre et de rapport, qu'il savait ce a quoi il avait a faire. Une vielle légende chez tout enfant. Quand cette créature s'attaquait a un enfant, elle l'effrayait encore et encore et un beau matin, les parents ne trouvaient plus qu'un lit vide et leur chérubin, perdu à jamais. Il observa la progression. Le craquement s'arrêta et plus rien ne paraissait menacer ce lieu. Soudain, il s'écarta, effrayé. Une bosse venait de naître sous l'édredon du lit et la forme avança en direction des oreillers. Le c½ur de Nigel chercha a se rasséréné tandis que son esprit cherchait dans les moindres recoins comment ce débarrasser d'un "monstre du placard". En un éclair il se souvint ; facile à annihiler si l'on était assez rapide pour cela. Ce qu'il ne fut pas. Se précipitant à la fenêtre Nigel se sentit brutalement attrapé par les chevilles et tomba à terre douloureusement. Personne ne le maintenait et pourtant il avait beau tenter de se défaire de l'emprise invisible, rien n'y fit. Inexorablement, la créature le tirait à elle. Essoufflé, terrorisé malgré lui, Nigel, dans sa quête effréné pour trouver une prise attrapa un des ours d'Eleanor. Comme par miracle la Bête le libéra et Nigel se redressa prestement. Ses mouvements, accompagnés par le souffle bestiale de la créature qui, dans son invisibilité, devait l'étudier. L'agent de la Lumière qu'il était ne perdit pas une minute, Il balança l'ours contre la porte du placard qui se ferma et se précipita à la fenêtre.


Grace s'amusait de voir sa s½ur tripoter la boîte offerte par Lord Woodsberry qu'elle ne parvenait pas a ouvrir et s'exaspérait de comprendre réellement l'intérêt d'un telle présent. Soudain, la fenêtre de la chambre d'Eleanor s'ouvrit si brutalement qu'elle releva aussitôt la tête. Par l'ouverture du troisième étage, elle vit son beau-frère. Il était droit et son visage transpiré une tension bien étrange.

Nigel, soupira, reprenant son souffle et considéra la pièce. Plus de brume et la porte du placard était resté fermé. Doucement, il s'en approcha. Le hurlement, que seul lui avait dut percevoir, ne laissait aucun doute sur la réussite de son combat. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi l'Ombre l'avait lâcher si soudainement ? Elle l'avait entre ses griffes. Elle pouvait l'emmener dans son antre ? Nigel sentit à ses pieds l'ours d'Eleanor. Il contempla le jouet pris dans la bataille avant de se baisser et de le reconnaître. Cet ourson était le sien, enfant.
__________


Nigel apprécia la chaleur du soleil en revenant sur la terrasse, son scotch tonifia ses muscles sensiblement tendus depuis quelque minutes. La pression retombaient avec elle l'adrénaline qui lui avait permis de ne pas paniquer.

- NIgel, a quoi rime ce cadeau ? Cette boîte ne s'ouvre pas ! Interpela Margaret sans apercevoir ce que Grace regardait avec inquiétude.
- C'est un supplice chinois ma chère. Il y a une seule façon de procédé pour l'ouvrir. Je vous laisse découvrir lequel.
- Doux Jesus Nigel ! Vous êtes insupportable.
S'emporta-elle froidement, tant coutumière des plaisanteries douteuse de son beau-frère.
- Venez Nigel. Allons nous promener, invita Grace qui maitrisa sa soudaine curiosité. Et pour mieux l'enjoindre à le suivre, elle glissa son bras sous le sien tenant de l'autre une ombrelle blanche, enrubanné de rouge qu'elle fit tournoyer sur son épaule.

Ils marchèrent un moment sur un petit chemin de terre. Nigel ruminait intérieurement de sombre pensée. Il croyait sa famille à l'abri de ça. Et voilà que L'Ombre s'en était attaquée à sa toute petite enfant chérie.

- Que me cachez vous Nigel ? - Le lord anglais contempla sa compagne dont le ton stricte le surpris. Celle-ci passa alors un doigt fin sur son front, soulignant une légère égratignure causait par l'affrontement - Il y a des choses que vous nous cachés mon ami ?
Nigel sourit
- Je me suis cogné en sortant de mon bureau.
- Vous mentez. Et vous mentez mal.
- Douce Grace. Un jour ... peut être je vous parlerais de certaine chose.

La jeune fille se satisfaisait de cette réponse et tous deux contemplèrent la petite Eleanor qui, riante, lançait dans les airs des pétales rose, tombées des arbres fruitier.


[...] Voila un élément que cette aventure m'aura permis d'apprendre sur la "chose". Posséder sur soit un objet lié à notre propre enfance, engendre une sorte de barrière protectrice. C'est la raison, sans nulle doute, qui justifie qu'une créature de placard ne s'attaque, la plus part du temps qu'aux enfants. Ils n'ont pas encore su se détacher des jouets qui les entourent, suffisamment, pour s'en être appropriés un plus particulièrement. J'emmétrais un rapport à ce sujet à l'organisation afin que l'information sois transmises aux agents des autres pays.
Mais pour l'heure j'ai peur pour ma petite Eleanor qui dort dans sa chambre bien tranquillement depuis deux nuit maintenant. Si insouciante du terrible destin auquel elle vient d'échapper et de ce qui l'attend désormais. Car bien que la créature ne l'ai pas emmené, elle à rendu visite à ma petite nièce bien trop de fois pour ne pas avoir laissé en elle une trace. La "Voix maudite" terme générique pour définir ceux de quoi les créatures de l'Ombre s'allie pour causer le tourment, peu laisser en nous, humain, quelque chose ; une sorte de don. Je me demande de quoi Eleanor va hériter. Car elle va forcément développer une faculté de "l'Art". Et un jour, je le sais, je me devrais de tous lui raconter, de la confronter à la réalité de ma vie et de celle des agents de la Lumière. Oui, de quoi va t-elle disposer ? Moi, la "voix maudite" m'a donné deux dons : la prescience et une force herculéenne. Ma malédiction : les horreurs que je vie éveillé.

~ Fin ~



Merci a chacun et/ou chacune pour votre accueille ... Ça donne envie

Dans le prochain épisode, vous aller faire la connaissance d' Eleanor, devenue une jeune fille à l'aube de ses 18 ans. Et serait comment elle a découvert les secrets de son oncle ... Un moment éprouvant, de longues semaines d'attente pour elle et une confrontation terriblement séduisante avec une créature charismatique.

ETE 1869 - Prochainement


BON ANNIVERSAIRE A MA AURORE ET MA ADELINE
# Posté le mercredi 30 avril 2008 04:55
Modifié le dimanche 15 mars 2009 06:34

L'été 1869 - Jour de deuil

L'été 1869 - Jour de deuil


Journal de Mademoiselle Eleanor Woodsberry

Dans ce journal je compte répertorier les différentes affaires qui me seront à l'avenir confiée et qui m'amènerons à croiser le chemin de l' Ombre, ainsi que les anecdotes et les informations si rapportant.
Qui ne plaise qu'a Dieu de possédé entre ses mains mon destin et celui de ce journal.


10 septembre 1869

Comment cela a commencé déjà ? Il y a si peu de temps et pourtant il me semble que toute une vie vient de passer.
Il y a encore quelque temps, j'étais une privilégiée, vivant dans l'oisiveté que m'apporte ma naissance et la richesse de ma famille. Je menais une vie de prélats comme dit mon très chère oncle, Lord Woodsberry. Un homme plein de surprise. Je ne mesurais pas à qu'elle point.
Voilà quelques semaines, maintenant, que ma tante Grace Rollings, s½ur de ma mère et épouse du colonel est décédée. Elle n'avait que 30 ans. Toute la famille c'était réunis comme elle ne le fait quand ces tristes circonstance, dans le domaine familial a Parkson Manor. Je n'avais de cesse de ressentir un malaise au sein de cette demeure dans laquelle ma tante vivait depuis le décès de son époux, voilà 10 ans. Tous se passait aux mieux comme cela peut l'être en ces moments douloureux. Chacun se gardait bien de montrer trop de chagrin qu'il en est vraiment ou pas. Et moi je ravalais mes larmes, autant que je pus. Et celles qui m'échappèrent furent réprimer par les regards de ma mère et ma grand-mère, pour qui la bienséance prime avant toute chose. J'entends encore le bruit mate de la stèle que l'on installe après le dépôt du cercueil dans le caveau familiale. Voilà, c'est ici que tout a commencé [ ... ]

__________


Deux mois auparavant

Le soir était chaud et les oiseaux crépusculaire faisaient entendre, dans le parc du manoir, leur chant annonciateur de nuit. Eleanor, nimbée de noir, parcourait avec mélancolie le perron de la grande demeure. La soie de sa robe chantait tristement a chacun de ses pas, accompagnant les murmures de voix et l'incessant piaillement des martinets.
Dans le grand salon éclairé, la famille discutaient autour d'un verre sur les causes réelles de la mort de sa tante tant aimé. Elle avait bien entendu parler d'anémie et même de syphilis, mettant en avant sa vie trop dissolue. Des mots bien vite conjurés quand elle s'approchait pour en savoir plus. Car en réalité Eleanor ignorait cruellement les raisons du décès de Grace, morte bien trop jeune.
Posant son verre de liqueur, elle plongea son regard dans le parc. Entre deux sapins séculaire, une ombre furtive l'intrigua. Elle reconnaissait aisément la silhouette de son oncle. Pourquoi s'enfonçait-il dans la forêt en jetant derrière lui des regards méfiant ?
Ne tenant plus de tous ses secrets que son oncle paraissait garder pour lui depuis toujours, la jeune fille descendit les marches du perron et s'enfonça à son tour dans le parc.

[ ... ] Intrigué, je le suivis. Je voulais savoir quel obscur secret me cachais depuis si longtemps, cet homme si mystérieux qui est pour moi un père et un confident. Et je ne doutais pas qu'il me menait vers l'une de ses révélations. Je le sentais au plus profond de moi comme une évidence. Je pouvais presque percevoir ses sentiments et cela me troublait d'autant plus sur le chemin, que ces impressions m'étais coutumières. Ses pas me menèrent jusqu'à la petite chapelle. Que pouvait-il bien faire là ? Curieuse, je ne l'interpella nullement et le regardait s'afférer sur la porte du caveau familial qu'il finit par ouvrir. Je ne peux dire ce que je ressenti à ce moment tant j'avais le sentiment de ne plus être maitresse de mes actes. Fébrilement, je dois bien l'avouer, je m'engouffrais au bout de quelques minutes où je ne le vis pas réapparaitre, dans la petite chapelle et pénétrai par la porte du caveau. [ ... ]



Nerveusement, Eleanor teint dans ses mains le bas de sa robe. Les marches menant au caveau étaient raides et l'humidité régnante, les rendaient glissantes. Mais ce n'est pas se qui l'inquiétait le plus. Au fur et à mesure qu'elle avançait, des bruit sourd emplissait ses oreilles. Elle reconnut aisément le son de la stèle que l'on déplaçait de son socle et les gémissements d'un homme qui devait s'échiner à la déplacer. Parvenant dans un petit couloir menant a une dernière séries de marche, Eleanor s'arrêta un instant. La peur était forte et une voix lui criait de remonter au plus vite ; de courir et de s'enfermer dans sa chambre. Mais combien de fois elle voyait son oncle partir et revenir plus fatigué que jamais. Il y a des semaines de cela même, en moins d'une nuit ses cheveux c'étaient teintés brusquement de gris et quelque chose avait vieillit ses traits brutalement.
Et puis ... trop de silence, trop de regard.
Eleanor inspira profondément et sans faire de bruit descendit les quelques marche, pour pénétrer dans la salle funéraire, noyée dans la lumière des torches allumées et fumante.
Un cri terrifiant la pétrifia. Son cri, sorti tout droit des tréfonds de sa gorge. Sous ses yeux révulsés se tenait son oncle. A genoux sur le côté de la tombe ouverte, suspendus au dessus du cadavre de sa tante, il tenait dans une main un maillet et dans l'autre un pieu de bois. Un pieu qu'il s'apprêtait, manifestement, a enfonce dans le c½ur de Grace Rollings, dont la mort n'avait point fané la beauté.
Surpris, hébété, Nigel interrompit son pénible travaille.

- Eleanor, non !

Mais alors qu'il allait se lever pour accourir auprès de sa nièce prise de folie, se qu'il redoutait et voulait circonscrire se produisit. Grace, ouvrit les yeux et se releva. Eleanor, dont le c½ur s'arrêta de battre un instant, hurla de plus belle, trouvant refuge dans un renfoncement. Ne pouvait-il y avoir image plus immonde, plus abjecte que celui de cette dépouille dans sa tombe et cherchant à se relever, avec sur le visage un rictus démoniaque ?
Nigel, sentit brutalement les mains si forte de son ancienne maitresse, le prendre par le cou et serrer si fort que sa peau brûla. Étouffant, les yeux douloureux, Il frappa avec le maillet le crâne de Grace, utilisant toute la force que lui conférait les Voix de l' Art. La créature, vomit un sang noir sur sa robe verte, son corps emporté en avant par le choc. Vivement, Nigel, l'attrapa par les cheveux, tira et la remit en position allongé. Puis, sans faillir, avec toute la haine qu'il éprouvait pour le responsable de tous ceci et pour lui même, il planta en un seul coup, le pieu dans le c½ur de la défunte Grace Rollings.
Un silence lourd s'installa entrecouper des sanglots d'Eleanor qui se tenait péniblement contre une colonne.

- Eleanor ma chéri.
Voyant son oncle s'approcher d'elle, la jeune fille paniqua et se mit a courir vers les marches. Mais elle fut rattrapée aussitôt. Nigel la tenait fermement tandis qu' elle se débattait pour sortir de cette étreinte oppressante. Elle ne voulait pas savoir, ne voulais rien entendre et pire, s'imaginait déjà subir le même sort. Elle devenait folle.
- Non ! Pitié ne me fait pas de mal ! Je t'en prie ! hurla-t-elle en craignant pour sa vie.
- Eleanor, calme toi ! Calme toi ! Je ne te ferais aucun mal ... A force de répéter, de caresser, de tenir contre elle son enfant tant adoré, Eleanor cessa de bouger et trouva réconfort dans les bras de son oncle.
- Pourquoi ? Demanda-t-elle entre deux sanglots.
- Je vais tout te dire ! Tout ! Mais laisse moi rendre a Dieu notre Grace tant aimée. Qu'elle puisse, réellement, reposer en paix.

[...] J'accepta. Il m'installa sur les marches, mes jambes ne me portant plus. Puis il se rendit auprès de la tombe. Je le vois encore s'agenouiller et souffler aux oreilles de ma tante des souvenirs qui n'appartenait qu'à eux. Puis il laissa le pieux dans le c½ur et sans paraitre affecter par le poids de la stèle il la remit en place. Il m'emmena avec lui, tenant toujours dans sa main, le maillet goûtant du sang perverti. Nous remontâmes les marches pour sortir de la chapelle. Pendant tous notre chemin, il garda ma main dans la sienne et paraissait se méfié des bois plongés dans le noir. A un moment même, je me souviens maintenant, il s'inquiéta d'un craquement. Un animal certainement qui avait marché sur des brindilles. Et pourtant, il se figea quelque instant pour reprendre la marche au pas de course.
Nous entrâmes dans le manoir ou la famille continuer de digérer, inconsciente de ce qui venait de se passer. Sans se détacher de moi, il entra dans la grande bibliothèque et en referma les portes, à clés, à notre entrée. C'est ici, cette nuit, dans cette pièce, que le lourd secret me fut révélé ainsi que les circonstances exacte de la mort ou ... non-mort de ma tante [ ... ]
__________



Alors ? Qu'elle est le pouvoir qu'Eleanor a hérité enfant ? A vous de trouver ^^
Je vous laisse également deviner qu'elle film ma largement inspiré cette scène ...
# Posté le vendredi 02 mai 2008 06:09
Modifié le mardi 31 mars 2009 08:39