L'Ombre et la lumière - Les récits D'Eleanor Woodsberry - LIVRE I

L'Ombre et la lumière - Les récits D'Eleanor Woodsberry -  LIVRE I
Edit du 20 Novembre 2009 : merci au correcteur mystère. :$



___Retour au source. Le livre avance doucement.
___Aussi je me suis dit___
___que cela vous ferait plaisir de redécouvrir l'histoire depuis le début ?___
___Prochainement, je mettrais le premier article en ligne ...
___Avec correction et réecriture, cette fois !___



Pardonnez mes fautes d'orthographe. C'est là, ma grande faiblesse.






1766, "siècle des Lumières", le comte Henri Laroche d'Ambois, grand armateur et de tous les voyages devient le témoin d'évènements dépassant l'entendement.
Des profondeurs des eaux, sortis des êtres hybrides mi-femme mi-poisson qui s'attaquèrent à son équipage emmenant les malheureux dans les abîmes. Sorti sain et sauf de cette attaque, le comte cherche à comprendre.
Retranscrivant ses recherches dans un journal qui comptera de nombreux volumes par la suite, il découvre l'antre d'un monde néfaste ; berceau du mal, que sa persévérance à détruire, ouvrit plus grand encore.
Dès lors, la boîte de Pandore fut ouverte et le Malin découvrit une nouvelle terre.

Quelques décennies plus tard ses mémoires oubliées sur les étagères de la Bodley's Library, à Oxford, tombe entre les mains d'un jeune étudiant, lord Nigel Woodsberry. Prit par la lecture il est à son tour enrôlé dans ce qui semblait n'être qu'une folie. D'un c½ur vagabond, il part à la chasse aux créatures qu'il désignera plus tard par le terme de créatures de l'Ombre. Au fil des années, il contamine d'autres personnes et crée ainsi une confrérie secrète. Ses agents qui agissent dans l'ignorance général et se désigne alors comme les gardiens de l'humanité, enquêtent et combattent les attaques de monstruosité prenant bien des formes et amenant le chaos de bien des façons.
Cette confrérie ne porte aucun nom et l'histoire ainsi n'en garde aucune trace. Seul un journal de bord, aujourd'hui retrouvé nous délivre ses secrets. Celui de la nièce de lord Woodsberry : Eleanor.

_____________




Eleanor Woodsberry ________- (née le 8 septembre 1852)
Lord Nigel Woodsberry _____--- (né le 18 octobre 1815)
James Green _____________-- (né le 14 février 1840)
Isabella Mc Allister __________ (née le 2 juillet 1845)
Dr Sergueï Vasilovitch _______ (né 15 octobre 1829)
Takezō Shilmen ____________ (né le 31 mars 1850)
Thomas Crowleys ___________ (né le 14 juillet 1838)


Chaque titre est une enquête décomposée en plusieurs chapitres qui se suivent chronologiquement.




L'été 1869
L'Affaire Peel
Le bal des cadavres
Manducateur
La part de l'Ombre
Berceuse écarlate
Une flamme s'éteint


FIN DU LIVRE I








# Posté le dimanche 27 avril 2008 11:08

Modifié le samedi 21 novembre 2009 01:54

Trailer

MERCI A IELENNA DE FLEUR D'OPALE POUR CETTE SUPERBE VIDEO QU'ELLE MA OFFERTE.
PRÉPARÉ AVEC UN SOIN ET UNE PERFECTION, QUI ME TOUCHE
MERCI A ELLE
MERCI DE LA REMERCIER

Son blog pour vous aider a faire vos propre montage vidéo : TRAILER-POUR-FICTIONS

# Posté le lundi 28 avril 2008 03:53

Modifié le lundi 02 novembre 2009 06:40

L'été 1869 - Retour a White Hall

L'été 1869 - Retour a White Hall

3 mai 1856 - Manoir de White hall

Journal de Lord Nigel Woodsberry

Mon voyage fut long. Mais qu'il m'est agréable de retrouver les chênes qui parcourent le chemin de White Hall. De retrouver mes champs anglais et la douceur de ce printemps bien avancé. Un cadre de douceur qui balaie le chaos de ma dernière mésaventure. Mon séjour à Hong Kong a laissé plus que des souvenirs nébuleux. Elle m'a marqué à jamais de sa griffe maudite. La cicatrice, récente, parcourt encore mon flanc et me tiraille par moment. Une blessure faite par une de ces chiennes de l'Ombre. Je m'en suis débarrassée et l'ai laissée en régal à tous ceux qu'elle avait fait souffrir. Mais je ne doute pas que d'autres viendront. Leur soif de mal étant aussi prompt qu'une marée, le puit d'où elle émerge ne semble jamais tarit. J'ignorai alors, le fiacre cheminant sur la terre encore humide des pluies du matin, que l'Ombre avait osé franchir l'enceinte de ma propre famille.

__________




Bercé par la voiture, le voyageur remua dans son esprit les tourments d'une bête qu'il avait piégée dans les rues insalubres de Hong Kong. Il revoyait encore ses longs cheveux sombres tournoyer et chercher sa proie. Et son cri suraigu faisait frémir à sa simple pensée ses tympans restés stigmatisés. Ses yeux brillant comme un soleil froid le réveillèrent. La sueur avait coulé le long de ses tempes et laissé place à un malaise presque nauséabond. C'est seulement en voyant, par-delà les cimes des arbres, les cheminées de sa maison qu'il se sentit rasséréné.
La calèche s'arrêta devant une grande demeure blanche, noyée dans une végétation hiérarchisée. Les fenêtres à guillotines parcouraient la façade structurée par un architecte qui avait eu son temps de gloire un siècle auparavant. Le perron fait de grandes colonnes ioniques avait subit un nettoyage de printemps et ne subsistait que la mousse de l'hiver qui avait teinté les murs comme les larmes sur un visage. Lord Nigel Woodsberry descendit nonchalamment de la voiture satisfait de voir que son personnel avait su maintenir en l'état le manoir en son absence.
Portant faiblement sa quarantaine, Nigel avait tout du gentleman. Costume noir, droit et sans plis à la dernière mode ; gants de cuir tenant une canne utile et chapeau haut de forme moins grand que ne l'exigeait les codes vestimentaire du moment. Il réajusta sa lavallière beige piquée d'une perle noir en portant un regard serein au alentour. Qu'il lui était plaisant de revoir sa résidence secondaire. Mais l'accalmie ne dura qu'un instant et déjà il redouta le pire. Il y avait plus grand danger que les monstres de l'Ombre dans cette maison.

— Bonjour monsieur. Avez-vous fait un bon voyage ?
Nigel eu un sourire courtois pour son major d'homme, depuis des décennies, qui se saisissait déjà de son chapeau et de ses gants, en des gestes presque maniéré.
— Excellent Trevor. La ... famille est t-elle déjà là ?
— Oui, Monsieur. Ils sont arrivés voilà quatre jours.

Nigel eut une grimace pour l'élément majoritairement néfaste de cette réunion : Margaret Anne Woodsberry, épouse de son jeune frère, Charles. Une harpie à ses yeux, dont le seul bienfait qu'elle ait apporté sur terre fut l'unique enfant parvenu à sortir de ses entrailles et à avoir survécu à sa naissance : Eleanor Elisabeth Victoria Woodsberry. Une petite fille de quatre ans, qui faisait sa joie et comblait la place vide d'un héritier jamais venu et jamais désiré. Traversant le corridor carrelé de marbre noir et blanc ; passant un grand salon dont les moquettes étouffèrent le bruit de ses pas puissant, il se retrouva sur la terrasse. Elle, était là.

— Ah ! Nigel vous voilà enfin.
— Margaret. Nigel s'inclina respectueusement.

En quelque mois sa belle-s½ur n'avait pas changé. Le même teint marmoréen ; ces mêmes yeux bleu clair et limpide ; ce même nez retroussé, presque rebelle ponctué de tâche de rousseur ; et cette opulente chevelure blonde-roux, remonté en chignon et cerclé d'un n½ud du dernier chic. Ses goûts étant très prononcé en la matière, Nigel estimé Margaret comme une fort belle femme mais doté du plus affreux des caractères.
Il la salua de loin, protégé par les convenances et le mètre diamètre de sa robe à crinoline purpurine. Un véritable dilemme pour le séducteur qu'il était quand il s'agissait d'en franchir les remparts pour s'adonner à des jeux coquin, mais fort utile pour ne pas trop s'approcher d'une dame aussi froide de c½ur et d'âme.
Puis il salua son frère, Charles. Cet homme avait des traits semblables au sien et leur lien de parenté n'aurait pu être démentit. Mais des repas bien frugal avait eu raison de son corps et outragé son visage. Politicien et nourrit par de grande ambition, Charles espérait devenir bientôt l'un de ceux qui pourrait s'asseoir sur les bancs de la chambre des Ministres au Parlement. A voir tous l'acharnement et le travaille qui décuplait pour cela, Nigel ne doutait pas qu'il y parvienne bientôt.

— Charles, toujours la mine superbe, s'exclama Nigel avec authenticité.
— La tienne fait peur. Le voyage a dû être éprouvant.

Nigel sourit faiblement. Les deux hommes ce serrèrent la mains virilement car bien que frère ils n'avaient jamais eu le temps, ni l'opportunité de le devenir vraiment. Né dans une belle famille, les dix ans qui les séparaient, l'éducation étriqué et les institutions de renom les avaient séparé bien tôt et fait deux de simple camarade que la vie réunissait parfois au hasard. Interpellé par des cris d'enfant, Nigel chercha du regard le vaste parc qui dominait l'horizon pour y trouver celle qu'il affectionnait tant.
C'est alors que ses yeux rencontrèrent un visage bien agréable : Grace Helwett, jeune s½ur de Margaret. Dix sept ans, les cheveux d'un blond vénitien, que beaucoup lui enviait ; un visage de rêve, des yeux mutin et bleu. Un fraicheur qui n'avait de candide que l'apparence. Sans complexe, la jeune fille courrait jusqu'à lui, soulevant les innombrable jupon de sa robe blanche, au détriment de la pudeur.

— Nigel !
— Grace. Belle enfant !

Il l'accueillit dans ses bras chaleureusement la pressant contre lui avec plaisir. Grace était certes jeune mais elle montrait déjà avec volupté la femme en n'elle et savait faire naître en lui des envies bien masculine. Elle ne l'ignorait pas et en jouait même, se blottissant un peu plus contre son torse. Nigel profita de se moment délicieux. Car il escomptait bien faire de Grace sa maîtresse un jour. Et savait se souhait partagé. Les regards, les gestes et les mots ayant largement dépassé le cadre de la pudibonderie et ceux depuis un moment.

— Grace je t'en prie ! Ton comportement et inqualifiable ! Tonna Margaret.
La voix autoritaire du "dragon" obligea la jeune fille à se détacher, non sans un regard concupiscent.
— Voyons ma s½ur ce n'est qu'une chaste étreinte.
— Avec toi rien n'est chaste Grace !
— Tonton !

A cette appellation venue de par-derrière lui, le c½ur de Nigel se souleva de bonheur. Elle arrivait jusqu'à lui son petit amour chantant ; sa candeur et sa beauté faite enfant ; sa petite Eleanor. Elle portait ces tenus à la mode. Un pantalon bloomer de dentelle dépassant d'une ample robe immaculé. Ses cheveux aussi roux que ceux de ça mère, bouclés, tressautaient a chacun de ses mouvements et un ruban blanc parcourait le haut de sa tête.
Eleanor se jeta dans ses bras et rie a gorge déployé quand il la souleva pour la faire sauter dans les airs. Aussi belle que gracieuse, elle avait en plus hérité d'une bonté que Nigel avait rarement vu chez d'autre enfant. Pour le peu qu'il en n'est connu en tout cas.

— Tu m'as ramené un cadeau ? La voix était fluette et vive.
— Eleanor ! Ça ne se demande pas, réprimanda Margaret en se ressayant sur le fauteuil en osier.
— Bien sur que je t'ai ramené un cadeau ma chérie, fit Nigel sans se soucier de la mère.

Eleanor sauta sur place, en applaudissant et criant de joie. Margaret porta sa main au front, visiblement irritée pour la plus grande joie de Nigel. Trevor et un serviteur apportèrent à ce moment la malle dite " des curiosités". C'est dans ce bagage que Nigel mettait les cadeaux rapportés de ses voyages et quelque autres petites choses bien utile pour ses "périples", soigneusement caché dans un fond secret. Il l'ouvrit en grand et sortit une boîte, une marionnette chinoise. La poupée était celui d'une femme, habillée d'une riche robe rouge brodé d'or. Son teint blanc, son maquillage fort et le tintement des petit bijoux qui constellait sa grande coiffe firent l'admiration de la petite fille qui écarquilla les yeux.

— C'est une marionnette Eleanor. En chine, le théâtre est un art très fin et celui des marionnettes plus encore. Celle-ci c'est Jing-Jing. Une princesse.
— Elle est belle!
— Ce n'est pas un jouet ma chérie. Juste une décoration.
— Tu pourra la mettre dans ta chambre, sur ton lit Eleanor, fit Grace qui c'était approchée pour admirer le présent.
— Non ! Veux plus allez dans ma chambre.
— Eleanor ne recommence pas, interrompit sa mère.
Nigel fronça les sourcilles. Eleanor n'avait que très rarement montré le moindre caprice et une noeud se fit dans son estomacs l'alertant plus encore.
— Pourquoi ne veut-elle pas allez dans sa chambre ? Demanda t-il en s'approchant de Margaret avec entre ses mains un cadeaux.
— Oh ! Des caprices d'enfants. Voilà plusieurs jours qu'elle réveille tout la maison de ses cauchemars la nuit. Elle parle de monstres dans sa chambre qui font craquer le plancher et qui se déplace dans la brume. Une fois nous l'avons retrouvé par-terre criant à corps et à cris que c'était le monstre qu'il l'avait sorti de son lit - Margaret regarda sa fille - Le parquet craque parce que c'est du bois Eleanor et la brume était dans ta chambre car tu as ouvert la fenêtre de ta chambre. Et tu est tombée de ton lit car tu as fait un mauvais rêve. C'est la faute de Grace, qui lui raconte ses contes horrible avant de la faire dormir.
— Ma s½ur, je lui est juste racontée l'histoire du petit chaperon rouge. Il y n'y a rien de mal à cela !
— Mais depuis elle rêve de monstre.

La petite fille fit la moue et commença à pleurer. Nigel inspira longuement. Son expérience lui avait apprit à détecter la présence de l'Ombre. Une sorte de trace invisible et pénétrante qu'il percevait la plus part du temps difficilement. Les créatures de l'Ombre laissaient tant de chose derrière elle. Son échine fut vrillée d'un frisson, il ne sentit rien mais, son intuition le poussa à la curiosité. Il s'approcha de sa petite nièce la prit dans ses bras et la berça.

— Ne pleure pas ma chérie. Voilà ce que je vais faire. Je vais monter dans ta chambre et je vais chasser le monstre et toi tu pourras dormir tranquillement ce soir.
— Oui, répondit la petite fille entre deux sanglots.
— Nigel vous n'allez pas apporter plus de crédit à ses délires en jouant à ce jeux ?
— Si ça peut la rassurer, objecta Charles qui s'exprimer rarement sur l'éducation de sa fille.

Nigel apprécia ces propos d'une ½illade pour son frère et reposa délicatement sa nièce. Délicatement, il passa ses mains sur ses joues mouillés pour en chassé les sillons hyalin finit sa distribution, et s'éclipsa discrètement. Sur son chemin il rencontra Trevor affairé dans le petit salon a examiné consciencieusement le contenus et la présentation des plateaux pour le thé avant qu'ils ne soient amenés sur la terrasse.

— Trevor veuillez me préparer un scotch je vous prie.
— Tout de suite monsieur.

Sans prendre la peine de s'arrêter en chemin, Nigel monta les larges marches d'un escalier qui se séparait en deux ; se perdit dans un dédale de couloir qui n'avait plus de secret et entra dans la chambre réservé a Eleanor lors de ses séjours à White Hall. La chambre était aussi douce et belle que possible. Il l'avait faite rénové uniquement pour sa nièce. Des murs blanc, un lit en fer forgé, des édredons de dentelle, une petite table et des chaises basse pour un thé entre poupée ; un large tapis persan au couleur tendre et une grande cheminée, rendait l'ensemble agréable et propice au sommeille d'une petite fille.
Nigel inspira en s'approchant de la fenêtre. Un parquet qui craque, de la brume ... Il y avait tant de chose qui voyageait dans le brouillard et qui n'avait rien d'humain songea t-il. Par la fenêtre il vit Grace tournoyer sur elle même, se parant du châle qu'il lui avait ramené et rendit à Eleanor son sourire et le petit coucou qu'elle lui fit à grand renfort de sautillement. Puis, doucement, il ferma les rideaux et regarda par la porte une dernière fois, avant de la fermer à clés. Tranquillement il s'asseyait sur un rock in chair et se détendit, les mains sur ses genoux. Les yeux clos, il sentait la souillure dans cette pièce. Eleanor n'avait pas rêvé.

— Allez ... montre toi.

# Posté le mardi 29 avril 2008 11:58

Modifié le samedi 21 novembre 2009 01:53

L'été 1869 - La chambre

L'été 1869 - La chambre

La vie d'une gouvernante ou de quelconque domestiques est bien réglé. Chacun sa tâche, chacun son travaille répété avec méticulosité en parcourant les escaliers de service ou bien, dans une demeure telle que celle-ci, les couloirs feutrés, à pas de loup pour ne pas déranger le confort des maîtres des lieux. Aussi, si l'un des domestiques de la maison, était passé par le couloir menant à la chambre de la jeune nièce de lord Woodsberry, elle n'aurait entendue que silence. Quoi de plus normal ? Mais peut-être aurait-elle remarqué qu'il était lourd, pesant. A la place de la tiédeur qui filtrait par les grandes fenêtres, elle aurait ressenti un froid inhabituel. Mais personne ne passa par ce couloir et ... personne ne perçut au travers de la porte close, ce léger trouble dans la pièce, que seule Nigel tout à ses pensées venait de ressentir.



Fébrile, il se redressa, à l'écoute du Tout et du Rien. Après un interminable moment ses doutes se confirmèrent. Il venait d'entendre quelque chose ... comme un appel. Un soupir délétère qui n'était pas sorti de sa bouche mais qui enveloppait la chambre avec malice. Il écouta plus attentivement, se concentrant sur le moindre son et entendit un léger grincement de porte.

— Bien, mon coquin. Sort de ta cachette, mumura Nigel.

Mais dans le même instant il regretta de n'avoir prit aucune arme avec lui. A quoi bon aurait pu lui être utile un révolver chargé d'une balle d'argent, d'or ou de sel ? Les quelque filtre, et sac plein de divers poudre ne lui aurai certainement pas était d'une grande utilité, non plus. L'Ombre était pleine de ressource et s'en défaire était souvent un casse tête que l'on ne comprenait que difficilement.
Dans la pénombre, Nigel se redressa et observa la zone d'où émanait ce chuchotement devenu persistant ; la porte du placard, encastré dans le mur, s'ouvrit doucement. Parcouru d'un frisson, il restait subjugué voyant le placard s'entrebâiller. A peine grande ouverte qu'une fraicheur déjà palpable depuis quelques instant, devint brusquement glacial et envahit la pièce. Et tout aussi subitement, une brume émergea et commença à s'épandre sur le plancher. Nigel se leva et recula de quelques pas conscient que le mal était en train de chercher sa jeune proie. Quand la brume eu recouvert toute la surface de la pièce, Nigel observa ; les yeux rétrécit par cette autre ½il que peux d'humain possédait. Celui du devin, chasseur de monstre. Il ne lui fallut pas longtemps pour comprendre ce qui pouvait à se point effrayer sa petite Eleanor. Le plancher se mit à craquer pareillement que si une personne marchait dessus avec précaution et la brume s'élevait vaporeusement, révélant l'avancée de la créature.

Nigel inspira profondément mais ne cilla pas. Son esprit avait engloutit tant de livres et de rapports, qu'il savait ce à quoi il avait à faire et comprenait toute l'utilité de rester immobile. Eleanor était l'objet d'une vielle légende, un monstre séculaire dans l'imaginaire des petits. Quand cette créature s'attaquait à un enfant, elle l'effrayait encore et encore, perturbant ses nuits et ses songes un peu plus à chaque fois. Et un beau matin, les parents ne trouvaient plus qu'un lit vide et leur chérubin, perdu à jamais. Nigel, les poings serrés, observa la progression. Le craquement s'arrêta et plus rien ne paraissait menacer ce lieu. Soudain, il s'écarta du lit, prit d'une irrépressible frayeur. Une bosse venait de naître sous l'édredon du lit et remontait vers les oreillers. Le c½ur de Nigel tenta de se rasséréner à l'idée que cette bête du peuple de la peur est put ainsi se jouer de l'innocence de sa nièce. Confus, il cherchait dans les moindres recoins de son esprit comment se débarrasser d'un "Monstre du placard". En un éclair, il se souvint, la créature était facile à annihiler si l'on était assez rapide pour cela. Ce qu'il ne fut pas. Se précipitant à la fenêtre, Nigel se sentit brutalement attrapé par les chevilles et tomba à terre. Sa cicatrice se réveilla douloureusement et lui fit pousser un râle, mais la force brute de l'homme prit le pas sur la souffrance et Nigel sonda la brume pour n'y trouver que le néant. Personne ne le maintenait par les pieds pourtant emprisonné d'une poigne ferme. Dans des gestes saccadés qui auraient put paraitre affolé, il tenta de se défaire de l'emprise invisible. Rien n'y fit. Inexorablement, la créature le tirait à elle. Dans l'espoir de freiner sa progression, Nigel attrapa les pieds d'une commode qui glissa sur le sol emporté elle aussi vers le placard. Telle une bouche béante elle semblait l'attendre, affamé comme jamais. Nigel lâcha la commode et d'un coup de rein, parvint à se redresser et agrippa ce qui le retenait par les chevilles. Comme brûlé par se contact, la créature le lâcha en poussant un glapissement sifflant et bourdonnant. Libéré, Nigel se leva et courut de nouveau en direction de la fenêtre. Le jour ! Le jour était l'ennemi du Croquemitaine !
La bête, sentant la menace propulsa Nigel avec une force venus des enfers et le pauvre homme rencontra le mur solide qui dominait le lit de la petite Eleanor. Assommé par le coup, Nigel rebondit sur le matelas et se retrouva sur le plancher. Étourdît, abrutis par le choc et la douleur diffusait dans tout son être, Nigel se savait dans une mauvaise posture si il ne parvenait pas à ouvrir les rideaux. Soudain, le Croquemitaine enserra de nouveau ses chevilles et l'emmena inexorablement dans son repaire. Essoufflé ; terrorisé malgré lui, Nigel, dans sa quête effréné pour trouver une prise attrapa un des ours d'Eleanor. Comme précédemment la Bête le libéra mais cette fois, il perçût avec vivacité ses craintes ; sa peur d'un objet anodin pour les hommes et mortel pour lui. Nigel se redressa prestement. Ses mouvements, accompagnés par le souffle bestial de la créature qui, dans son invisibilité, devait l'étudier. Comme dernière arme Nigel balança l'ours contre la porte du placard qui se ferma dans un claquement assourdissant. La bête hurla et la brume forma une montagne contre la porte cherchant a y pénétrer par le moindre interstice. Nigel profita de la confusion et se précipita à la fenêtre ; ouvrit les rideaux et souleva le panneau de verre. Prit dans un appel d'air surnaturelle, la brume fut happé vers l'extérieur et disparu.


Nigel inspira profondément en desserrant le n½ud de sa lavallière. Ce n'était pas la plus terrible des créatures de l'Ombre qu'il est eut à affronter, mais sa proximité avec sa famille l'horrifiait. Voulant reprendre contact avec la réalité, il observa la terrasse en contre-bas. Grace s'amusait de voir sa s½ur tripoter la boîte qu'il venait de lui offrir et qu'elle ne parvenait pas à ouvrir, s'exaspérant de l'intérêt réelle d'un telle présent. Le regard de Grace croisa celui de Nigel et son visage souriant se transforma en une vallée d'interrogation. Nigel s'écarta de la fenêtre et se regarda dans le miroir logé sur un pilier. Son visage transpiré une tension bien étrange qui accentuait les quelques ridules naissante dans le coin de ses yeux.
Nigel soupira, reprenant son souffle et considéra la pièce. Un peu de désordre, mais nulle trace de brume. La porte du placard quant à elle restait fermée. Doucement, il s'en approcha. Le hurlement, que seul lui avait dut entendre, ne laissait aucun doute sur la réussite de son combat. Ce qu'il ne comprenait pas, c'était pourquoi l'Ombre l'avait lâché si soudainement ? Elle l'avait entre ses griffes. Elle pouvait l'emmener dans son antre et faire de lui sa nourriture. Nigel sentit à ses pieds l'ours d'Eleanor. Il contempla le jouet pris dans la bataille avant de se baisser et de le reconnaître. Cet ourson n'était pas celui de sa petite nièce, mais le sien. Le seul qu'il est gardé de sa petite enfance.
Nigel sortit de la chambre et tomba nez à nez avec Dorothy. Une petite bonne, bien en chair et fort agréable. La pauvre enfant poussa un petit cri de frayeur avant de rougir d'être ainsi presque tombé dans les bras du maître de maison dont elle avait entendu parler des frasques amoureuse avec certaines domestiques.
— Pardon, monsieur.
— Ce n'est rien ma petite. Nigel s'épousseta en réarrangeant son apparence et prit un air très décontracté. Oh ! Le chat a mit une pagaille impossible dans la chambre de mademoiselle. Veuillez y remédier et demandez a Trevor de vous aider.
— Oui, monsieur, s'inclina, la jeune fille en s'approchant de la porte. Mais un doute l'étreignit. Mais nous n'avons pas de chat, murmura t-elle pour elle même, tandis qu'elle entrouvrit la porte et constata les dégâts.


Nigel apprécia la chaleur du soleil en revenant sur la terrasse, son double scotch, préparé avec soin tonifia ses muscles sensiblement tendus depuis quelques minutes. La pression retombait et avec elle l'adrénaline qui lui avait permis de ne pas paniquer. Du moins pas complètement.

— Nigel ! A quoi rime ce cadeau ? Cette boîte ne s'ouvre pas ! l'interpela Margaret en s'approchant de lui aec menace, faisant virevoltait sa robe encombrait de ruche et autres rubans.
— C'est un supplice chinois ma chère, sourit-il. Il y a une seule façon de procéder pour l'ouvrir. Je vous laisse découvrir laquelle. Je sens que ça va être long !
Devant son ton narquois et cette attitude impérial, Margaret se rembrunit.
— Doux Jésus Nigel ! Vous êtes un insupportable capotin ! S'emporta-elle froidement, tant coutumière des plaisanteries douteuses de son beau-frère.
— Et vous une indéfectible mégère.
— Arrogant vieillissant !
Nigel sourit. Margaret avait de la répartit.
-— Venez Nigel ! coupa court Grace en se précipitant à leur côtés. Allons nous promener. Il fait un temps radieux. Pour mieux l'enjoindre à le suivre, la jeune fille glissa son bras sous le sien tenant de l'autre une ombrelle blanche, enrubannée de rouge qu'elle fit tournoyer sur son épaule avec coquetterie.

Nigel et Grace marchèrent un moment sur un petit chemin de terre, à l'ombre d'un rangé de Cyprès. Nigel ruminait intérieurement de sombres pensées. Il croyait sa famille à l'abri de ça ; du malin. Et voilà que L'Ombre s'était attaquée à sa toute petite enfant chérie. Était-ce une menace ? Une vengeance ? Ou une rencontre fortuite ?

— Que me cachez-vous Nigel ? Le lord anglais contempla sa compagne dont le ton strict le surpris. Celle-ci passa alors un doigt fin sur son front, soulignant une légère égratignure causé par l'affrontement. Nigel passa instinctivement sa main sur sa plaie.
— Il y a des choses que vous nous cachez mon ami ?, insistât-elle.
Nigel sourit. On ne pouvait décidément rien dissimulé à cette jeune fille aussi intelligent que frivole.
— Je me suis cogné en sortant de mon bureau, tenta t-il maladroitement.
Grace, sonda son regard et un sourire charmant naquit sur des lèvres que Nigel était bien tenté de prendre.
— Vous mentez. Et vous mentez mal.
— Douce Grace. Un jour, peut être ... je vous parlerai de certaines choses.
D'abords surprise, puis curieuse, la jeune fille se satisfaisait, finalement de cette réponse et tous deux contemplèrent la petite Eleanor qui, riante, inconsciente du danger auquel elle venait d'échapper, lançait dans les airs des pétales rose, tombées des arbres fruitiers.

[...] Voilà un élément que cette aventure m'aura permis d'apprendre sur mon monstre de placard. Posséder sur soit un objet lié à sa propre enfance, engendre une sorte de barrière protectrice. C'est la raison, sans nulle doute qui justifie qu'un Croquemitaine ne s'attaque la plus part du temps, qu'aux enfants. Les pauvres petits n'ont pas encore su se détacher, suffisamment, des jouets qui les entourent pour s'en être appropriés un plus particulièrement. J'emmétrai un rapport à ce sujet à Rose, ma si délicate bonne et secrétaire, afin que l'information soit transmise aux agents des autres pays.
Mais pour l'heure j'ai peur pour ma petite Eleanor qui dort dans sa chambre bien tranquillement depuis deux nuits maintenant. Si insouciante du terrible destin auquel elle vient d'échapper et de ce qui l'attend désormais. Car bien que la créature ne l'ait pas emmenée, elle a rendu visite à ma petite nièce bien trop de fois pour ne pas avoir laissé en elle une trace. La "Souillure" terme par lequel je définit ceux de quoi les créatures de l'Ombre s'allie pour causer le tourment, peut laisser en nous, humains, quelque chose ; un don ou une malédiction. Je me demande de quoi Eleanor héritera dans l'avenir. Je sais qu'elle a était touché et ne peut que développer une faculté, bonne ou mauvaise. Et un jour, je le sais, je me devrai de tout lui raconter, de la confronter à la réalité de ma vie et de celle de la société dont je suis l'un des piliers. Oui, de quoi va t-elle disposer ? Moi, la Souillure m'a donné deux dons : une prescience quelque peu timide et une force herculéenne que les titans eux même m'envieraient. Ma malédiction : les horreurs dont je suis le témoin.







Merci a Naelyn pour ses corrections

# Posté le mercredi 30 avril 2008 04:55

Modifié le vendredi 20 novembre 2009 10:38